Livre Passerelle
Le vendredi à la Petite Maison nous rend visite, une intervenante de l'association Livre Passerelle. Elle arrive avec sa valise remplie d'albums et de livres pour les enfants et en propose la lecture à voix haute à qui le souhaite, enfant ou adulte, et anime ainsi divers lieux comme les salles d'attente des PMI, les centres d'accueil des demandeurs d'asile. Le Livre Passerelle crée des espaces où circulent la parole, l’écoute, la réflexion, le plaisir. Certains adultes sont réceptifs, d'autres pas du tout, cela dépend de leur histoire personnelle, de leur relation à la culture aussi. Mais à travers les livres pour enfants, s'engagent d'autres conversations, et parfois le dialogue s'instaure plus facilement avec nous.
Je jette toujours un coup d'oeil aux livres, même si les ados n'ont plus l'âge de lire ces albums, et pas encore celui où derrière les textes et les illustrations, on y trouve un sens plus profond. Chaque fois, je découvre des livres, à mille lieux de ceux que je leur achetais lorsqu'ils étaient petits. Et je suis passée à côté de petites merveilles, je m'en aperçois ! Au début, certains m'ont franchement rebuté, ils abordaient des thèmes tels que le racisme, la violence familiale, la mort, les mines anti-personnel,et je ne m'imaginais pas les raconter à des enfants. J'avais tort, chaque fois, je m'aperçois que les enfants les apprécient et surtout, ils ont le mérite d'être de ces livres qui donnent à penser, et qui lorsqu'on les quitte nous laisse un souvenir. Je voudrais vous en présenter quelques uns, qui me semblent intéressants même s'ils ne sont pas d'un abord facile, attention on n'en sort pas indemne.
Le premier s'intitule La visite de Petite Mort.
Il parle du décès d'une petite fille, si malade et si souffrante qu'elle accueille la mort avec joie. J'ai une relation trés particulière à la mort et au deuil, je ne me remettrais jamais de celle de ma mère décédée prématurément il y a 10 ans, aussi ce livre m'a bouleversée. Mais je pense qu'il peut être un bon support de discussion, lorsque nos enfants nous interrogent sur la mort, ou pire encore, lorsqu'une famille doit faire face à l'insoutenable douleur du décés d'un enfant aprés une maladie et l'expliquer à la fratrie.
Le deuxième s'intitule Chonchon:
J'ai beaucoup aimé l'histoire, moins le graphisme et les illustrations, mais il plaira beaucoup aux enfants à l'âge des questionnements: maman, est ce que tu m'aimes plus que mon frère ou ma soeur ?
Voici ce qu'en dit une critique, bien mieux que moi:
Gageons que le dénommé Chonchon - un ours jaune aux yeux verts beaucoup moins stupide que le nom dont il est affublé - saura facilement trouver le chemin des enfants. Car les questions qui assaillent cette pelucheuse créature sont celles, classiques mais essentielles, qui tenaillent tout un chacun depuis la naissance : "Suis-je aimé ?" (avec son corollaire "Suis-je aimable ?" et son sous-corollaire : "Pourquoi moi plutôt qu'un autre ?") ; "Combien m'aime-t-on ?" (corollaire : "Est-ce assez ?" ou encore "Si je n'étais plus moi, serait-il sûr que l'on m'aimât toujours ?"). Bref, des variations sur l'ego, l'amour, la singularité, le doute... qui, sous la plume espiègle et attendrie de Christian Bruel, font du brave Chonchon le plus philosophe et le plus métaphysicien des ours en peluche. (Florence Noiville, Le Monde, 30/01/1998)
Bon, d'accord, on est loin de Oui-Oui et du Petit Ours Brun, mais il n'est jamais trop tôt, à mon avis, pour faire découvrir à nos enfants de véritables bons livres qui ont le mérite de ne pas les prendre pour des idiots.
Et pour terminer, un petit bonheur, plus gai et tellement vrai: La vaisselle

Une petite fille raconte combien elle aime faire la vaisselle avec sa maman. Quel délicieux moment que celui-ci, partagé avec ses parents, où on se raconte des choses ( vous avez remarqué vous aussi combien de conversations importantes ont lieu dans une cuisine ?). Jusqu'au jour où arrive un gros carton, avec à l'intérieur un lave-vaisselle....et avec lui plus de musique de la vaisselle dans l'évier, ni de confidences....la suite est à découvrir dans l'album!
K.rol a parlé de celui-ci dans les commentaires, elle a raison, il faut le conseiller d'abord pour le plaisir et peut être aussi à un enfant qui se cramponne à sa tétine, la Tétine de Nina

Nina refuse de lacher sa tétine, elle prévoit de l'emmener partout, même quand elle sera grande: à l'école, à la piscine, et même à son mariage. Jusqu'au jour où elle va tomber au détour d'une forêt sur le loup...
Les trois albums sont disponibles à la FNAC, il suffit d'en taper le titre pour avoir davantage d'infos pratiques.
Je jette toujours un coup d'oeil aux livres, même si les ados n'ont plus l'âge de lire ces albums, et pas encore celui où derrière les textes et les illustrations, on y trouve un sens plus profond. Chaque fois, je découvre des livres, à mille lieux de ceux que je leur achetais lorsqu'ils étaient petits. Et je suis passée à côté de petites merveilles, je m'en aperçois ! Au début, certains m'ont franchement rebuté, ils abordaient des thèmes tels que le racisme, la violence familiale, la mort, les mines anti-personnel,et je ne m'imaginais pas les raconter à des enfants. J'avais tort, chaque fois, je m'aperçois que les enfants les apprécient et surtout, ils ont le mérite d'être de ces livres qui donnent à penser, et qui lorsqu'on les quitte nous laisse un souvenir. Je voudrais vous en présenter quelques uns, qui me semblent intéressants même s'ils ne sont pas d'un abord facile, attention on n'en sort pas indemne.
Le premier s'intitule La visite de Petite Mort.
Il parle du décès d'une petite fille, si malade et si souffrante qu'elle accueille la mort avec joie. J'ai une relation trés particulière à la mort et au deuil, je ne me remettrais jamais de celle de ma mère décédée prématurément il y a 10 ans, aussi ce livre m'a bouleversée. Mais je pense qu'il peut être un bon support de discussion, lorsque nos enfants nous interrogent sur la mort, ou pire encore, lorsqu'une famille doit faire face à l'insoutenable douleur du décés d'un enfant aprés une maladie et l'expliquer à la fratrie.Le deuxième s'intitule Chonchon:
J'ai beaucoup aimé l'histoire, moins le graphisme et les illustrations, mais il plaira beaucoup aux enfants à l'âge des questionnements: maman, est ce que tu m'aimes plus que mon frère ou ma soeur ?Voici ce qu'en dit une critique, bien mieux que moi:
Gageons que le dénommé Chonchon - un ours jaune aux yeux verts beaucoup moins stupide que le nom dont il est affublé - saura facilement trouver le chemin des enfants. Car les questions qui assaillent cette pelucheuse créature sont celles, classiques mais essentielles, qui tenaillent tout un chacun depuis la naissance : "Suis-je aimé ?" (avec son corollaire "Suis-je aimable ?" et son sous-corollaire : "Pourquoi moi plutôt qu'un autre ?") ; "Combien m'aime-t-on ?" (corollaire : "Est-ce assez ?" ou encore "Si je n'étais plus moi, serait-il sûr que l'on m'aimât toujours ?"). Bref, des variations sur l'ego, l'amour, la singularité, le doute... qui, sous la plume espiègle et attendrie de Christian Bruel, font du brave Chonchon le plus philosophe et le plus métaphysicien des ours en peluche. (Florence Noiville, Le Monde, 30/01/1998)
Bon, d'accord, on est loin de Oui-Oui et du Petit Ours Brun, mais il n'est jamais trop tôt, à mon avis, pour faire découvrir à nos enfants de véritables bons livres qui ont le mérite de ne pas les prendre pour des idiots.
Et pour terminer, un petit bonheur, plus gai et tellement vrai: La vaisselle

Une petite fille raconte combien elle aime faire la vaisselle avec sa maman. Quel délicieux moment que celui-ci, partagé avec ses parents, où on se raconte des choses ( vous avez remarqué vous aussi combien de conversations importantes ont lieu dans une cuisine ?). Jusqu'au jour où arrive un gros carton, avec à l'intérieur un lave-vaisselle....et avec lui plus de musique de la vaisselle dans l'évier, ni de confidences....la suite est à découvrir dans l'album!
K.rol a parlé de celui-ci dans les commentaires, elle a raison, il faut le conseiller d'abord pour le plaisir et peut être aussi à un enfant qui se cramponne à sa tétine, la Tétine de Nina

Nina refuse de lacher sa tétine, elle prévoit de l'emmener partout, même quand elle sera grande: à l'école, à la piscine, et même à son mariage. Jusqu'au jour où elle va tomber au détour d'une forêt sur le loup...
Les trois albums sont disponibles à la FNAC, il suffit d'en taper le titre pour avoir davantage d'infos pratiques.
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