Je m'interroge
Au cours d'une conversation, les ados m'ont confié qu'ils avaient mal vécu, lors de leur arrivée dans leur nouvel établissement scolaire il y a 6 mois, le moment de la "présentation" obligée face à leur classe. Ils ne m'en avaient jamais parlé auparavant, sans doute pour m'éviter des angoisses supplémentaires. Mais en entendant cela, est revenue au galop mon amie fidèle, qui accompagne souvent mes pas, surtout mes faux-pas !, la culpabilité. Je ne dois pas être la seule, la culpabilité est livrée d'origine avec la panoplie de la mère de famille, en même temps que les bras pour les câlins, les kleenex pour moucher les nez, et les sparadraps pour les genoux couronnés.
Je m'interroge donc, avons nous le droit, nous parents d'imposer à nos enfants nos choix de vie? Ils ont changé à de nombreuses reprises de maison, d'école, de copains, etait ce le bon choix ou était ce une erreur ? Mon plus mauvais souvenir reste l'entrée en 5° de Fils Aimé: on venait d'arriver et il faisait sa rentrée dans son nouvel établissement. Je l'ai accompagné à la porte, l'ai regardé partir ...et faire demi-tour et venir me dire qu'il n'y arriverait pas. J'ai dû le remettre dans le bon sens, et d'une poussée dans le dos, l'envoyer rejoindre ses futurs copains. Qu'il s'est fait trés vite d'ailleurs, mais le souvenir de son angoisse demeure. Depuis, les rentrées successives se sont bien passées heureusement.
Certes, le fait de devoir se réhabituer souvent à un nouvel environnement a développé en eux des capacités d'adaptation, mais les a aussi privé d'autres souvenirs d'enfance: d'avoir des racines dans un endroit, des amis d'enfance qu'on garde des années. Cela leur manquera t il dans leur vie future? Peut-être...
Je m'interroge donc, avons nous le droit, nous parents d'imposer à nos enfants nos choix de vie? Ils ont changé à de nombreuses reprises de maison, d'école, de copains, etait ce le bon choix ou était ce une erreur ? Mon plus mauvais souvenir reste l'entrée en 5° de Fils Aimé: on venait d'arriver et il faisait sa rentrée dans son nouvel établissement. Je l'ai accompagné à la porte, l'ai regardé partir ...et faire demi-tour et venir me dire qu'il n'y arriverait pas. J'ai dû le remettre dans le bon sens, et d'une poussée dans le dos, l'envoyer rejoindre ses futurs copains. Qu'il s'est fait trés vite d'ailleurs, mais le souvenir de son angoisse demeure. Depuis, les rentrées successives se sont bien passées heureusement.
Certes, le fait de devoir se réhabituer souvent à un nouvel environnement a développé en eux des capacités d'adaptation, mais les a aussi privé d'autres souvenirs d'enfance: d'avoir des racines dans un endroit, des amis d'enfance qu'on garde des années. Cela leur manquera t il dans leur vie future? Peut-être...
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