Rien de grave de Justine Lévy
Tout cafter sur sa rupture amoureuse dans un livre, fallait oser. Mais ça se passe comme ça chez les people. Justine Lévy, la fille de BHL l'a fait, à coup de flèches acérées décochées dans le corps siliconé et refait ( c'est elle qui le dit ) de sa rivale. Sauf qu' à force de lire ses angoisses de pauvre petite fille riche, on a comme un zeste de début de compréhension pour son ex. Plus encore que son histoire d'amour loupée, ce livre est une déclaration d'amour à son cher papa, qui, à coups de billets allongés et de coups de fil bien placés, sort toujours sa fille chéri d'un mauvais pas. Tout au long du livre, Justine Lévy cherche à tout prix à nous montrer à quel point elle est désagréable, invivable et petite fille gâtée, et c'est réussi.

Je suis une adepte de Philippe Djian, dans sa période année 90: 37°2, Bleu comme l'enfer, Zones Erogènes entre autres. C'est, à mon avis, le plus américain des auteurs français. Mais son dernier roman Doggy Bag m'a ennuyé au possible et je ne retrouve plus du tout sa plume qui me plaisait tant. Il applique dans cette série de romans, les ficelles des séries télévisées. On y retrouve les ingredients habituels: sexe, voitures de luxe, conflits familiaux. L'histoire me parait un peu tirée par les cheveux. Une ex ressurgit aprés des années de silence dans la vie de 2 frères, et va bouleverser leur vie. Je vous conseille plutôt de reprendre ses romans plus anciens.
