Education: La constante macabre
...est ce que vous savez ce que c'est ?
Rappelez-vous lorsque vous étiez élève. Vous faisiez peut-être partie du mauvais tiers, ce groupe d'élèves très important entre les 2 ou 3 brillants et les 2 ou 3 en grosses difficultés. C'est ça la constante macabre. Dans notre système scolaire, il est difficile voire impossible de changer de groupe.
Des chercheurs, des enseignants mais aussi des inspecteurs d'académie réfléchissent à un nouveau système d'évaluation des élèves, appelé l'Evaluation des élèves par contrat de confiance.
L'intéret de ce programme pour les élèves et les enseignants:
- supprimer l’échec scolaire artificiel, c'est-à-dire faire en sorte qu’un élève qui a assimilé les capacités attendues et clairement définies ne soit pas en situation d’échec. Actuellement, on peut dire, pour simplifier, qu’un élève qui a la malchance de faire partie du « mauvais tiers » d’une classe est en général en situation d’échec même s’il a tout compris.
- encourager ainsi l’élève à travailler, en confiance: il sait que son travail sera récompensé. S’il n’obtient pas une bonne note, il ne devrait pas se sentir victime d’une injustice.
- faire sortir l’enseignant de son rôle de sélectionneur, sélectionneur malgré lui en général. L’enseignant pourrait alors remplir sa vraie mission : « Former » et pas « sélectionner ».
Une piste à exploirer pour les parents d'élèves et les associations. Une étude de l'OCDE, interrogeant des élèves de 41 pays, a démontré qu' à la question : etes vous heureux d'aller à l'école ? Les français sont en 41° position sur 41, bons derniers!
Va-t-on longtemps laisser s'ennuyer les élèves à l'école, et laisser aussi 150000 jeunes sortir du système scolaire sans aucune formation.
Pour s'informer:
"La constante macabre", un livre de André Antibi publié à compte d'auteur chez "Math"ador"
"Le Monde de l'Education" du mois de février avec un dossier consacré aux notes et à l'évaluation des élèves.